Impact des pressions humaines sur les oiseaux d’eau hivernants dans les zones humides méditerranéennes

Objectif du projet

Ce projet fait depuis 2015 l’objet d’une thèse de doctorat co-encadrée par la Tour du Valat et le Muséum national d’histoire naturelle. Son objectif est d’évaluer l’impact et la hiérarchie des pressions anthropiques qui s’exercent sur les communautés d’oiseaux d’eau hivernants dans les zones humides méditerranéennes. Il se base sur les données de comptages réalisés en hiver sur l’ensemble des pays méditerranéens depuis le début des années 1990, et prend en compte le changement climatique, l’usage des sols et les mesures de protections.

Actions & méthodologie

Via l’utilisation d’indicateurs, mesurant par exemple la progression des espèces thermophiles (préférant les températures plus élevées) ou généralistes, les changements de communautés sont comparés aux pressions de réchauffement climatique ou d’artificialisation des zones humides. Pour cela, de puissants outils de modélisation statistiques sont utilisés.

Résultats

Les études en cours montrent que les oiseaux d’eau répondent d’une manière globale au réchauffement climatique, notamment en hivernant de plus en plus au nord. Cependant, il existe des disparités dans cette capacité à ajuster leur distribution géographique. Ainsi plus les espèces et leurs habitats sont fortement protégés (Directive Oiseaux et convention de Berne), plus elles ajustent leur distribution géographique en réponse au changement climatique. Par ailleurs, plus une zone humide est endommagée, plus l’ajustement est réduit. La proportion d’habitat naturel influence aussi la proportion d’espèces spécialistes, les perturbations profitant à des espèces plus généralistes.

Équipe

Responsable du projet : Thomas Galewski

Équipe impliquée : Élie Gaget, Isabelle Le Viol (MNHN), Fréderic Jiguet (MNHN)

Date du projet : depuis 2015

Partenaires

Partenaires techniques

Partenaires financiers