Objectifs du projet

© Celine van Weelden

Les polluants environnementaux et les pathogènes peuvent avoir des impacts négatifs sur la santé des animaux sauvages et la dynamique des populations. Individuellement leurs effets peuvent être faible ou sublétal, mais très peu est connu sur leurs effets cumulatifs et les effets interactifs qui peuvent être engendrés lorsqu’ils sont combinés. L’objectif d’EcoDIS est d’aborder ce problème à travers des approches interdisciplinaires qui associent les suivis démographiques, l’écotoxicologie, les génétiques de populations, l’épidémiologie et l’écologie des mouvements pour étudier comment le niveau des polluants (TE & plastiques) et les parasites sur les Goélands leucophées (Larus michahellis) modifient leurs succès de reproduction, leurs dynamiques de populations et leurs déplacements, et modifient ensuite la circulation des agents infectieux à différentes échelles spatiales. En utilisant une espèce sauvage très répandu et fréquemment trouvé dans les zones urbaines les résultats présentent un intérêt à la fois fondamental (c.-à-d. les effets de facteurs de stress environnementaux sur la dynamique des populations d’animaux sauvages) et appliqué (c.-à-d. la circulation de pathogènes par les espèces sauvages et le risque d’exposition humaine).

 

Actions & méthodologie

  1. Cartographier la variabilité spatiale de l’exposition des goélands aux polluants et aux parasites/pathogènes en Méditerranée occidentale. Cela implique l’évaluation des niveaux de polluants et l’exposition aux parasites et aux pathogènes chez les oiseaux provenant d’une série d’environ 15 colonies.
  2. Evaluer les effets cumulés de ces facteurs de stress potentiels sur la démographie des goélands (succès de reproduction, taux de survie et de retour) à travers le suivie de certaines colonies focales. Si les parasites agissent comme des puits de pollution, en absorbant les polluants plus rapidement que leurs hôtes, cela pourrait être bénéfique pour les hôtes localisés dans des zones fortement polluées. A l’inverse, si les contaminants réduisent la santé des parasites, les hôtes peuvent préférer les sites contaminés pour échapper aux parasites nuisibles.
  3. Lier les donnés d’observation et les données expérimentales aux mouvement des goéland à l’intérieure des colonies et entre les zones urbaines/non-urbaines afin d’examiner la circulation des maladies et le risque aux humains. Ensuite évaluer si les effets combinés des facteurs de stress modifient leurs mouvements, et si ces mouvement peuvent à leurs tours expliquer la structure des agents infectieux à différentes échelles spatiales. De plus, l’intégration de ces données avec les informations sur les régimes alimentaires permettra d’évaluer dans quelle mesure l’état de la santé et le succès de reproduction sont liés à l’utilisation des ressources anthropiques.
  1. © Celine van Weelden

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