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Pollution aquatique en Camargue : quels impacts sur les reptiles ?

Couleuvre de Montpellier Malpolon monspessulanus © G. Wasse / Tour du Valat

La Tour du Valat et ses partenaires mènent depuis 2017 un projet de recherche sur l’impact des contaminants aquatiques sur les reptiles en Camargue.

Il est désormais clairement démontré que les zones humides en Camargue sont exposées à des niveaux de concentration de polluants très élevés, notamment du fait des apports de contaminants présents dans le Rhône et de l’agriculture intensive. C’est notamment le cas dans le bassin du canal de drainage du Fumemorte, qui débouche dans l’Étang du Vaccarès (en savoir plus ici [1] p. 117 et ici [2]).

De nombreuses études ont déjà été menées sur les poissons. Cependant les reptiles sont également considérés comme de très bons indicateurs de la qualité biologique des milieux aquatiques du fait de leur faible capacité de déplacement, d’où l’intérêt de s’y intéresser dans le cadre de cette étude.

Plusieurs espèces sont étudiées, soit strictement aquatiques (Cistude d’Europe, Couleuvre vipérine et Couleuvre helvétique) et donc très exposées aux contaminants dilués, soit terrestres mais naturellement présentes en Camargue à proximité des zones humides, et pour lesquelles l’exposition aux contaminants est donc à priori plus limitée (Couleuvre de Montpellier, Couleuvre à échelons, Coronelle girondine, Orvet fragile, Lézard à deux raies et Lézard des murailles).

Prélèvement sanguin sur une cistude d’Europe © Aésane Méric

La longévité variable de ces espèces (jusqu’à plusieurs dizaines d’années pour la Cistude) permet également de prendre en compte la durée de leur exposition aux polluants.

Des premiers résultats publiés en 2018 (en savoir plus [3]), permettant de comparer les niveaux de mercure des couleuvres vipérines recueillies sur la Tour du Valat et ceux d’autres populations en France, semblent montrer que les individus se nourrissant d’amphibiens accumulent moins de mercure que ceux se nourrissant de poissons. C’est donc une première étape dans la compréhension des paramètres qui influencent la bio-accumulation des contaminants selon les espèces..

En 2019, les échantillons sanguins prélevés sur 174 cistudes d’Europe ont été analysés, pour y évaluer les concentrations de 18 polluants PCB (Polychlorobiphényles) et 16 pesticides organochlorés. Ces résultats, complétés des échantillons collectés en 2019, devraient faire l’objet de publications en 2020.

Les partenaires de ce projet sont :

Nouvel article – Estimating biodiversity changes in the Camargue wetlands: An expert knowledge approach

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Cet article a été publié par la revue PLOS One en octobre 2019.

Vous pouvez le retrouver sur le portail documentaire de la Tour du Valat (cliquer ici [4]) et en téléchargement en libre accès sur le site de l’éditeur ici [5].

Résumé : Mediterranean wetlands are critical strongholds for biodiversity and the provision of ecosystem functions and services; yet, they are being severely degraded by a number of socio-economic drivers and pressures, including climate change. Moreover, we still lack comprehensive understanding of the extent to which biodiversity loss in Mediterranean wetlands will accelerate change in ecosystem processes. Here, we evaluate how changes in biodiversity can alter the ecosystem of the Camargue (southern France).

We collected data on species presence/absence, trends and abundance over a 40-year period by combining observations from the scholarly literature with insights derived from expert knowledge. In total, we gathered more than 1500 estimates of presence/absence, over 1400 estimates of species abundance, and about 1400 estimates of species trends for eight taxonomic groups, i.e. amphibians, reptiles, breeding birds, fish, mammals, dragonflies (odonates), orthopterans and vascular plants.

Furthermore, we used information on recently arrived species and invasive species to identify compositional changes across multiple taxa. Complementing targeted literature searches with expert knowledge allowed filling important gaps regarding the status and trends of biodiversity in the Camargue. Species trend data revealed sharp population declines in amphibians, odonates and orthopterans, while birds and plants experienced an average increase in abundance between the 1970s and the 2010s.

The general increasing trends of novel and invasive species is suggested as an explanation for the changing abundance of birds and plants. While the observed declines in certain taxa reflect the relative failure of the protection measures established in the Camargue, the increasing exposure to novel and invasive species reveal major changes in the community structure of the different taxonomic groups.

This study is the first attempt to assess changes in biodiversity in the Camargue using an expert knowledge approach, and can help manage the uncertainties and complexities associated with rapid social-ecological change in other Mediterranean wetlands.

Référence bibliographique : Fraixedas S., Galewski T., Ribeiro-Lopes S., Loh J., Blondel J., Fontès H., Grillas P., Lambret P., Nicolas D., Olivier A., Geijzendorffer I.R. 2019. Estimating biodiversity changes in the Camargue wetlands: An expert knowledge approach.Martínez-Paz JM, editor. PLOS ONE 14:e0224235. doi: 10.1371/journal.pone.0224235 [5]

Nouvel article – Reviewing Fasciola hepatica transmission in the West Indies and novel perceptions from experimental infections of sympatric vs. allopatric snail/fluke combinations

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Cet article a été publié par la revue Veterinary Parasitology en octobre 2019.

Résumé : Fasciolosis is an important food-borne parasitic disease affecting over two million people worldwide with economic losses related to cattle production of up to US$ 3 billion annually.

Despite the long known presence of Fasciola hepatica in the Caribbean islands its transmission is not well known. This study reviews historical and recent data on fasciolosis in the West Indies, revealing for the first time the outcomes of sympatric and allopatric fluke/snail interactions in the area by exploring the susceptibility of four lymnaeid species after exposure to F. hepatica isolates from Cuba, the Dominican Republic and France.

Overall, Galba cubensis showed a mean prevalence of 71.8% and appears to be the most suitable intermediate host species irrespective of the isolate used. Sympatric combinations (snail and parasite from the same country) were generally more compatible (higher susceptibility, parasite intensity and snail survival post-exposure) and only the allopatric interaction of French G. truncatula/Cuban F. hepatica attained 100% prevalence and mean intensity over 33 rediae/snail.

However, certain Dominican populations of Pseudosuccinea columella showed high parasite intensities (>30 rediae/snail) when infected with Cuban flukes, highlighting the potential risks of biological introductions.

Overall, high compatibility in most sympatric combinations compared to low or moderate compatibility in allopatric ones, suggests the existence of local adaptation from a long sustained interaction that has led to high rates of transmission. Interestingly, attempts to infect G. schirazensis with sympatric and allopatric flukes failed and coupled with the lowest survival rates which supposes a low risk of fasciolosis transmission in areas where this is the only snail species. Although there are significant gaps in the actual status of fasciolosis transmission from several islands in the West Indies these results show a permanent risk.

We conclude that fasciolosis transmission is high in areas where the local snail, G. cubensis, occurs, and will be even higher in the presence of the invasive P. columella.

Vous pouvez le retrouver sur le portail documentaire de la Tour du Valat (cliquer ici [6]).

Référence bibliographique : Vázquez A.A., de Vargas M., Alba A., Sánchez J., Alda P., Sabourin E., Vittecoq M., Alarcón-Elbal P.M., Pointier J.-P., Hurtrez-Boussès S. 2019. Reviewing Fasciola hepatica transmission in the West Indies and novel perceptions from experimental infections of sympatric vs. allopatric snail/fluke combinations. Veterinary Parasitology 275:108955. doi: 10.1016/j.vetpar.2019.108955 [7]

Publication du rapport Glaréoles 2019

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[8]Le rapport 2019 du suivi des Glaréoles en Camargue vient d’être publié, et est accessible en ligne (ci-contre ou ci-dessous).

La Camargue constitue la limite septentrionale de sa répartition dans l’ouest de la Méditerranée et sa seule population française ; les enjeux de conservation y sont donc élevés pour cette espèce patrimoniale.

Ce suivi est assuré depuis 2011 par la Tour du Valat en collaboration avec le Parc naturel régional de Camargue [9], après avoir été initié par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN PACA [10], ex-CEEP) en 2000.

Le suivi 2019 fait état d’un effectif reproducteur camarguais dans la moyenne annuelle observée ces dernières années, même si les menaces restent localement fortes sur cette espèce.

Vous pouvez également télécharger la brochure Science & gestion « La Glaréole à collier en Camargue » (cliquer ici [11]).

 

Nouvel article – Introducing WIW for Detecting the Presence of Water in Wetlands with LAndsat and Sentinel Satellites

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[12]
Cliquer pour agrandir l’image

Cet article a été publié par la revue Remote Sensing en septembre 2019.

Une nouvelle méthode a été développée pour évaluer les superficies en eau des zones humides à l’aide des satellites gratuits Landsat 5-7-8 et Sentinel 2.

L’originalité de cette méthode est de détecter l’eau même sous la végétation (roseaux, riz, sansouires…), alors que les indices couramment utilisés (ex : NDWI) ne permettent de suivre que les superficies en eau libre.

Cet outil (application de valeurs seuils sur les bandes proche-infrarouge et infrarouge à ondes courtes) permettra d’évaluer les tendances à court (passage du satellite à tous les cinq jours), moyen et long-terme (de 1985 à nos jours) des durées d’inondation des zones humides en Camargue et au-delà.

À titre d’exemple vous trouverez ci-dessus une application de cet indice sur deux images Sentinel (résolution 20 mètres) qui permet de visualiser l’impact de la sécheresse 2019 par rapport à 2018 sur le secteur sud de la Camargue.

Vous pouvez le retrouver sur le portail documentaire de la Tour du Valat (cliquer ici [13]).

Référence bibliographique : Lefebvre G., Davranche A., Willm L., Campagna J., Redmond L., Merle C., Guelmami A., Poulin B. 2019. Introducing WIW for Detecting the Presence of Water in Wetlands with Landsat and Sentinel Satellites. Remote Sensing 11:2210. doi: 10.3390/rs11192210 [14]

Nouvel article – Building a tool to overcome barriers in research-implementation spaces: The Conservation Evidence database

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Cet article a été publié par la revue Biological Conservation en août 2019.

Il explique les méthodes utilisées pour constituer la base de données Conservation Evidence (en savoir plus [15]), et de quelle façon il est attendu que cette dernière facilite l’échange d’idées entre chercheurs et praticiens.

Vous pouvez le retrouver sur le portail documentaire de la Tour du Valat (cliquer ici [13]).

Référence bibliographique : Sutherland W.J., Taylor N.G., MacFarlane D., Amano T., Christie A.P., Dicks L.V., Lemasson A.J., Littlewood N.A., Martin P.A., Ockendon N., Petrovan S.O., Robertson R.J., Rocha R., Shackelford G.E., Smith R.K., Tyler E.H.M., Wordley C.F.R. 2019. Building a tool to overcome barriers in research-implementation spaces: The Conservation Evidence database. Biological Conservation 238:108199. doi: 10.1016/j.biocon.2019.108199 [16]

Nouvelle étude sur l’effet des opérations de baguage dans une colonie mixte d’oiseaux d’eau

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Baguage des ibis
Baguage des ibis de la colonie du Scamandre
Baguage des ibis de la colonie du Scamandre © J.E. Roché

Les recherches menées sur le long-terme présentent un intérêt crucial dans le domaine de la conservation, en permettant d’obtenir une grande quantité de données.

Ces dernières sont essentielles pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement des écosystèmes et des espèces étudiées, et ainsi rendre plus pertinentes les mesures de conservation mises en place.

C’est notamment le cas en ce qui concerne certaines espèces d’oiseaux qui sont l’objet de campagnes de marquage des poussins à l’aide de bagues métalliques et/ou PVC, permettant de comprendre les variables affectant leur survie et de mieux les suivre dans leurs déplacements saisonniers, voire pour certaines leurs migrations intercontinentales.

L’effet de ces opérations de baguage, potentiellement perturbantes pour les oiseaux et de ce fait soumises à des protocoles très stricts, n’est que rarement étudié, en particulier sur des colonies mixtes constituées de plusieurs espèces ayant chacune leur propre sensibilité à de telles perturbations.

La Tour du Valat, qui conduit depuis sa création en 1954 de nombreuses opérations de baguage en Camargue sur plusieurs espèces, a donc étudié leurs effets sur une colonie d’ibis falcinelles Plegadis falcinellus, dans le cadre de son programme de recherche sur cette espèce (en savoir plus [17]).

Ces opérations sont menées au printemps au sein d’un boisement de tamaris inondé de la Réserve naturelle régionale du Scamandre [18] (Gard). Elle abrite la plus grande héronnière de France et une des plus grandes d’Europe, constituée de plusieurs centaines de couples d’ibis falcinelles, d’aigrettes garzettes Egretta garzetta, de hérons garde-boeufs Bubulcus ibis, de hérons crabiers Ardeola ralloides, de bihoreaux Nycticorax nycticorax et de dizaines de hérons cendrés Ardea cinerea. Toutes ces espèces nichent ensemble, les nids étant mélangés et très rapprochés.

[19]
Opérations de baguages des ibis falcinelles sur l’étang du Scamandre et observations ultérieures dans une cache © Tour du Valat (A), J.-E. Roché (B), J.-P. Trouillas (D), C. Pappalardo (D)

L’étude de l’effet des opérations de baguage, mesuré sur deux ans par le suivi d’un total de plus de 300 nids d’aigrettes garzettes, de hérons garde-boeufs et d’ibis falcinelles, n’a pas montré d’effet négatif majeur sur le succès des nids et la survie des poussins pour aucune des espèces étudiées. La hauteur du nid dans la colonie, la date de l’installation des nids sont les variables les plus importantes pour expliquer la variation du succès reproducteur de ces espèces.

Cependant, l’Ibis falcinelle semble voir son succès reproducteur légèrement diminuer du fait du baguage, mais cela ne semble pas être la conséquence direct de la manipulation. Les causes de cette légère baisse de survie de jeunes restent donc à éclaircir.

Mis en place en 2006 dès sa première installation sur la colonie, le baguage des ibis falcinelles a accompagné la croissance exponentielle de l’espèce qui compte à ce jour plus de mille couples sur le site. Le baguage a mis en évidence une expansion de la reproduction sur la côte méditerranéenne française, les multiples échanges avec les populations espagnoles, ainsi que les dispersions des ibis parfois à très longue distance comme l’atteste l’observation récente aux Açores d’un poussin bagué en mai 2019 à la colonie du Scamandre.

L’étude complète, détaillant le protocole suivi et les résultats, est publiée dans la revue PeerJ, téléchargeable en accès libre en suivant ce lien [20].

Contact : Jocelyn Champagnon [21], chargé de recherches à la Tour du Valat (e-mail [22])

Référence bibliographique : Champagnon J., Carré H., Gili L. 2019. Effects of research disturbance on nest survival in a mixed colony of waterbirds. PeerJ 7:e7844. doi: 10.7717/peerj.7844

Nouvel article – Geographic origin of migratory birds based on stable isotope analysis: the case of the greylag goose (Anser anser) wintering in Camargue, southern France

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Oies cendrées sur le domaine de la Tour du Valat © Tour du Valat

Cet article a été publié par la revue European Journal of Wildlife Research en août 2019.

Il s’intéresse à l’origine géographique des oies cendrées hivernant en Camargue, dont les analyses isotopiques montrent qu’elles viennent plus probablement d’Europe centrale que de Scandinavie.

Il n’est donc pas nécessairement pertinent de leur appliquer le plan de gestion international préparé pour la population Nord-Ouest/Sud-Ouest européenne, comme pour les oies hivernant ou transitant par le reste de la France (Grand Est, côtes Nord et Atlantique).

Ces oiseaux camarguais pourraient réclamer une analyse et une gestion particulière, plutôt en lien avec les pays situés plus à l’Est de l’Europe et de la Méditerranée.

Vous pouvez le retrouver sur le site de l’éditeur (cliquer ici [23]).

Référence bibliographique : Guillemain M., Bacon L., Kardynal K.J., Olivier A., Podhrazsky M., Musil P., Hobson K.A. 2019. Geographic origin of migratory birds based on stable isotope analysis: the case of the greylag goose (Anser anser) wintering in Camargue, southern France. European Journal of Wildlife Research [Internet] [cited 2019 Oct 16]; 65. doi: 10.1007/s10344-019-1304-4

Effet positif des réserves naturelles pour les oiseaux

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Le Pic noir Dryocopus martius, une espèce qui bénéficie très fortement de l’effet protecteur des réserves naturelles © Alastair Rae / Wikimedia

Les Réserves naturelles de France [25] ont publié en septembre 2019 une nouvelle étude, qui confirme l’effet positif des aires protégées pour les populations d’oiseaux.

Basée sur le programme STOC [26] (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) du Muséum national d’histoire naturelle dans le cadre du programme Vigie Nature [27], les résultats aboutissent à des conclusions encourageantes :

Cette étude a été réalisée sur la base de suivis effectués dans 94 Réserves, sur plus de 200 espèces communes.

La Tour du Valat y a participé en fournissant les données STOC relevées sur la Réserve naturelle régionale située sur son domaine [28].

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de Réserves naturelles de France donnant plus de détails sur cette étude et ses résultats.

Formation sur les sciences sociales et la conservation de la nature en Croatie

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La Tour du Valat a participé à Biograd en Croatie à une formation sur les sciences sociales pour les acteurs de la conservation de la nature, du 24 au 26 septembre 2019.

L’atelier a réuni 25 personnes travaillant sur des projets de conservation de nature en région Adriatique durant trois jours, dont une journée de terrain.

Atelier durant la formation à Biograd (Albanie) en septembre 2019

L’objectif était de fournir une introduction à une boîte à outils en sciences sociales qui se concentre sur la compréhension des bases des parties prenantes, l’interview pour la collecte de données, la conduite de discussions de groupe et la rédaction de questions de sondage.

Les participants ont pu ainsi comprendre les outils de base nécessaires pour intégrer les sciences sociales dans leur travail de conservation, et disposeront ensuite des ressources (sites web, exemples d’outils et contacts) nécessaires pour mettre en œuvre différentes études sociales sur les sites dont ils ont en charge la conservation.

Contact : Lisa Ernoul, chef de projet (e-mail [29])

Publication des actes du 9ème atelier international sur la Spatule blanche de novembre 2018 en Tunisie

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[30]En novembre 2018 s’est tenu en Tunisie le 9ème atelier international sur la Spatule blanche [31], organisé par l’Eurasian Spoonbill International Expert Group [32] de l’AEWA.

Ses participants, dont la Tour du Valat, viennent de publier les actes en anglais de cet atelier (en téléchargement ci-dessous ou ci-contre).

Il regroupe 10 articles courts originaux et 13 résumés de présentation dont voici les titres :

Articles

Résumés de présentation

Référence bibliographique : Champagnon J., Kralj J., Cano Alonso, L. S. & Sundar, K. S. G. (ed.) 2019. Proceedings of the IX Workshop of the AEWA Eurasian Spoonbill International Expert Group. IUCN-SSC Stork, Ibis and Spoonbill Specialist Group Special Publication 2. Arles, France. ISBN 978-2-491451-00-4

 

 

Formation sur la gestion des risques pour les zones humides en Albanie du 9 au 11 octobre 2019

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Du 9 au 11 octobre 2019 aura lieu à Tirana (Albanie) une formation sur la gestion des risques pour les zones humides, destinée à des représentants de la société civile locale et des gestionnaires d’espaces naturels.

Une représentante de la Tour du Valat et de l’Observatoire des zones humides méditerranéennes [33] y participera en tant que formatrice. L’ONG Albanaise INCA [34] (Institute for Nature Conservation in Albania) pilotera et animera la session

Durant trois journées en salle et sur le terrain, les participants y apprendront à distinguer et mieux connaître à la fois les différents types de zones humides et les menaces qui pèsent sur elles dans l’ensemble du bassin méditerranéen (pollutions, artificialisation et autres pressions anthropiques directes, espèces invasives, etc), ainsi que les différents moyens de mieux les gérer.

Formation sur la restauration des zones humides en Jordanie en avril 2019 © Hazem al Hreisha / RSCN

Cette session de formation est financée par l’Agence française de développement (AFD [35]) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM [36]), dans le cadre du projet commun « Organisations de la société civile et zones humides / Gestion durable des zones humides en Méditerranée, dont les objectifs sont :

  1. Le renforcement des compétences de la société civile dans la gestion des actions au niveau des zones humides, en particulier la protection, restauration, gestion, suivi et communication relatifs aux zones humides ;
  2. Le renforcement de l’engagement de la société civile à la mise en œuvre de l’Alliance méditerranéenne pour les zones humides ;
  3. Le développement et institutionnalisation du réseau de comptage d’oiseaux d’eau comme indicateur régional standardisé de suivi et de communication et sensibilisation sur la santé des zones humides.

Une première formation avait déjà eu lieu en Jordanie en avril 2019, sur la thématique de restauration des zones humides par la dynamique de l’eau (en savoir plus [37]), ainsi qu’une seconde en Turquie en juin 2019 sur le montage d’une campagne de plaidoyer, le développement d’un programme d’éducation à l’environnement, et la formation de formateurs

Vous trouverez en téléchargement ci-dessous un descriptif de ce projet et des activités prévues pour la période 2018-2021.

Contacts :

Christian Perennou, chef de projet OZHM à la Tour du Valat (e-mail [38])