
La Tour du Valat est un institut de recherche scientifique pour la conservation des zones humides méditerranéennes basé en Camargue, (France), sous le statut de fondation privée reconnue d’utilité publique. Fondée en 1954 par Luc Hoffmann, l’institut a depuis lors développé son activité de recherche avec un souci constant : mieux comprendre ces milieux – les zones humides sont l’écosystème le plus prodigue et le plus menacé de la planète – pour mieux les gérer. Convaincue que les zones humides méditerranéennes ne pourront être préservées que si activités humaines et protection du patrimoine naturel vont de pair, la Tour du Valat développe depuis de nombreuses années des programmes de recherche et de gestion intégrée qui favorisent les échanges entre usagers et scientifiques, mobilise une communauté d’acteurs et promeut les bénéfices des zones humides auprès des décideurs.
La Tour du Valat emploie environ 90 personnes, ainsi qu’une vingtaine de services civiques, volontaires européens et doctorants. Elle héberge également plusieurs autres structures (associations, service de l’OFB).
Pour plus d’informations : https://tourduvalat.org/ [1]
La Tour du Valat recrute un·e stagiaire pour la définition du plan de restauration de l’ancien Bras de Fer, en Camargue
Contexte
Le projet Rest-Chir’Eau, développé par la Tour du Valat, cherche à appréhender la fonctionnalité des zones humides et du corridor écologique situé à l’interface entre les milieux aquatiques et les milieux terrestres par l’activité des chauves-souris. Il propose une approche innovante et multidisciplinaire pour une mise en opération de la restauration écologique de ces milieux humides et des continuités écologiques associées à l’échelle du secteur de l’ancien Bras de Fer du Rhône en Camargue, en se servant des chauves-souris comme bioindicateur.
Pour cela, 7 marais ont pu être suivis au sein de ce secteur et la modélisation d’une trame turquoise théorique a été réalisée et corroborée au travers de l’acquisition de connaissances notamment via un programme important de sciences participatives.
Avec les résultats acquis, ce projet a l’objectif d’aboutir à la définition d’un plan de restauration pour ce territoire d’étude en 2027.
Pour aller plus loin sur le projet :
Ce stage est placé sous la responsabilité de la cheffe de projet Pauline Rocarpin et le/la stagiaire participera activement à l’élaboration technique et méthodologique de ce plan de restauration, suivant les missions suivantes qui s’articulent autour de différents axes.
Mission
Missions principales :
Appropriation, diagnostic et aide à la définition de la stratégie de restauration (50%)
- S’approprier les objectifs et synthèse des résultats
- Effectuer les recherches bibliographiques nécessaires pour l’élaboration de la méthode de définition du plan de restauration et pour les propositions d’actions concrètes
- Appliquer avec rigueur une méthodologie à développer et de manière concertée pour identifier et hiérarchiser les enjeux et les cibles de restauration, et définir les objectifs et les actions à prévoir
- Identifier les axes à discuter ainsi que les parties prenantes des secteurs et actions (propriétaires fonciers, agriculteurs, gestionnaires d’infrastructures, communes)
- Participer à la consultation avec les partenaires et acteurs pour favoriser la définition d’un plan de restauration concerté (prise de contacts, visites de terrain, temps de concertations, développement d’outils et traitement des données de participation…)
- Veille à la valorisation et l’intégration de cette participation dans la définition du plan de restauration
Rédaction du Plan de Restauration (50%)
- Rédiger le document et les fiches actions détaillées du plan de restauration (objectifs, protocoles, calendrier, chiffrage estimatif, partenaires cibles).
- Estimer les coûts financiers des actions et identifier les guichets de subvention activables et partenaires techniques potentiels
- Définir les indicateurs de suivi scientifique pour évaluer l‘atteinte des objectifs ainsi que l’efficacité des mesures
Missions secondaires :
- Participer au plan de communication et appropriation du projet
- Assister l’équipe sur le terrain lors de suivi et autres
Profil et compétences
- Bac+5 (Master 2 ou Ingénieur) en sciences écologiques et environnementales, Génie Écologique, Gestion des milieux naturels, ou Aménagement du territoire.
- Connaissance en écologie, gestion, conservation et restauration de la biodiversité, des milieux et continuités écologiques
- Maîtrise des outils SIG pour exploiter les modèles et les cartes,
- Compétences appréciées en traitement et analyse de données.
- Travail en équipe
- Qualité rédactionnelle
- Maîtrise des logiciels bureautiques
- Rigueur méthodologique, esprit de synthèse, autonomie, dynamisme et force de proposition.
Constitueraient des atouts :
- Aptitudes relationnelles et compétences en animation territoriale, communication et médiation scientifique ainsi que dans la co-construction de projets et plan d’actions
- Connaissances en gestion et restauration des milieux aquatiques ainsi que du contexte camarguais
- Connaissances en écologie, suivi et conservation des chiroptères
Aspects pratiques
- Lieu de travail : Tour du Valat – Le Sambuc, 13200 Arles, France.
- Durée du stage : 6 mois
- Période du stage : Mars – août 2027
- Indemnité de stage : Gratification de stage mensuel au montant de salaire horaire fixé par la sécurité sociale pour 2026, soit à minima 4.50 € / heure (environ 680 €/mois).
Avantages :
- Hébergement possible sur site (sous condition de disponibilité) en chambre partagée (2 lits) avec un loyer d’environ 66,70 € par mois (tarif 2026 – possible révision),
- Repas fait maison (en privilégiant les ingrédients bio et locaux) à la cantine, pris en charge à 70% par l’employeur (3,25 €/repas en 2026),
- Prise en charge de l’abonnement transports en commun (et vélo) à hauteur de 50%. Navette mise à disposition pour le trajet Le Sambuc -Tour du Valat,
- Cadre de travail unique au cœur de la Camargue
Encadrement
Le stagiaire sera intégré au sein de l’équipe « Gestion et Restauration des écosystèmes naturels et agricoles » et placé sous la supervision de Pauline Rocarpin, Cheffe de projet Projet Rest-Chir’Eau
Comment postuler
|